Un outil parfait pour apprendre à lire (2)

 

Un outil parfait pour apprendre à lire (2)


Après avoir appris à lire grâce aux BD de mon enfance dans les années 1950/60, dans un monde, souvenez-vous, où les photos étaient encore un luxe, j’ai pu constater que les générations suivantes avaient suivi le même chemin, en faisant comme nous leurs premières armes dans des bulles des BD, même si l’environnement culturel avait beaucoup évolué.

La génération de nos enfants d’abord, dans les années 1970/80.

Les photos avaient depuis longtemps envahi les rues, les livres et les magazines. La télévision ne leur était certes accessible qu’au compte goutte, et il n’y avait surtout pas encore de chaîne 100 % dessins animés comme cela arrivera bientôt. Mais la télé avait alors un pouvoir attractif extraordinaire. Or elle ne pouvait pas favoriser la lecture, c’est une évidence, et c’est là que la Bande Dessinée pouvait prendre sa revanche. Lucky Luke et Yakari ont charmés nos enfants et longuement absorbés pendant des heures au cours de leurs années d’apprentissage de la lecture.

Je n’ai d’ailleurs jamais oublié les observations de mon fils aîné qui vers 5 ans dévorait littéralement les cases de mes albums de Lucky Luke alors qu’il ne lisait pas encore. Et il me faisait part des ses découvertes, pointant des détails drôles ou étranges qu’il avait observés et que je n’avais tout simplement jamais vus.

Puis vint la génération des mes petits-enfants, dans les années 2000/20010.

Ils vivaient dans un monde où les images fixes et animées avaient désormais pris le pas sur tout, présentes du matin au soir. Présentes partout dans les rues, dans les publicités, à la télévision avec un nombre de chaînes multiplié par 10, voire plus, et, nouveauté, dans les jeux vidéos. Et j’ai pu remarquer que tout cela ne les empêcha pas, à leur tour, de faire leur apprentissage de la lecture avec des Bandes Dessinées. Même si ce sont d’autres héros qui se fixaient pour toujours dans leurs souvenirs.

Boule et Bill n’avaient plus la cote et ne faisaient pas le poids face à Ariol … Autre temps, autres mœurs, mais même technique.


  La BD est éternelle !


 

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